Mardi 16 février 2010
2
16
/02
/2010
21:33

Parenthèse musicale dans le billet du jour. Une parenthèse enchantée, résultat d’une délicate collaboration entre la jolie Scralett Johansson (qui décidemment a tout juste) et l’american
songwriter, Pete Yorn.
J’ai commencé par déguster le single « Relator » (merci les enfants) avant d’avoir envie de me régaler de la totalité de l’album intitulé « Break
Up ».
J’adore les duos et ceux-ci, où la voie aigüe et légèrement cassée de Pete Yorn et celle grave et soyeuse de Scarlett s’emmêlent délicatement me
ravissent. Neuf balades pop-folks pleines de charme et de douceur, neuf délicieuses compositions issues d’un subtil équilibre entre fragilité et légèreté qui se dégustent comme autant de
sucreries délicatement acidulés.
C’est tout ce qu’il faut pour sortir de la torpeur hivernale et avoir des envies de liberty, de rose bonbon, de tenues légères et de balades en décapotable sous le soleil.
Bon, assez écrit, je n’en parlerai jamais suffisamment bien alors je vous laisse déguster quelques minutes de bonheur.
Jeudi 29 octobre 2009
4
29
/10
/2009
18:00
J’ai découvert Benjamin Biolay il y a quelques années alors qu’il
offrait une ultime jeunesse à Henri Salvador composant (avec Keren Ann) l’album Chambre avec vue, d'où est tiré le tube Jardin
d'Hiver.
J’ai adoré ses deux premiers albums Rose
Kennedy et Négatif, un peu moins Trash Yéyé (même pas du tout), je suis complètement passée à côté de celui titré A
l’origine … mais je me suis-jetée sur son dernier opus, double album La Superbe.
Quel titre énigmatique ? Assez à l’image du compositeur (le côté énigmatique car je ne le juge pas si orgueilleux que d’aucuns l’affirment). Souvent comparé
à Gainsbourg, critiqué pour ses prises de positions au peu brutales. On peut dire qu’il ne fait rien comme les autres et surtout pas grand-chose pour qu’on l’aime … pas vraiment provoc … il
est juste hors consensus, légèrement arrogant et il agace.
Il a composé pour de nombreux artistes dont Coralie Clément (sa petite soeur) ou plus connues Françoise Hardy (l’album Parenthèse est un bijou) ou Carla
Bruni (Comme si de rien n'était) … donc forcément vous connaissez.
La superbe est son cinquième album. Je n’ai pas encore eu le temps d’apprécier les textes à leur juste valeur mais j’ai
feuilleté le livret et le chanteur analyse les sentiments amoureux ou plutôt l’évolution d’une relation amoureuse : de l'excitation des débuts à la rupture en passant par les espérances
déçues et la lassitude qui s'installe pour laisser la place aux remords et aux fêlures. Le duo avec Jeanne Cheral dans lequel les petits mots
tendres s'effacent devant les post-it assasins en est la parfaite illustration.
Quant à sa voix, la notion de belle est trop subjective alors disons que je la trouve envoutante. Le phrasé, mi parlé, mi chanté, laisse transpirer beaucoup d'émotion et bien que je ne
trouve pas l'homme particulièrement beau (il me met même parfois mal à l'aise), à l'écouter, sans aucun doute, je craque !!!
Les mélodies classées rock mais plutôt pop à mon goût m’ont immédiatement emballée. Beaucoup
d’accords jazzy (oui, j’adore), quelques orchestrations vraiment luxueuses, d’autres tout particulièrement sobres mais toutes efficaces et j’adore ces mélodies qu'il est si agréable de
laisser trotter dans ma tête !!!
Bref, mon Ipod va chauffer ce WE et je vous recommande tout particulièrement cet album. Pour ceux ou celles qui ne connaissent pas, la chanson Superbe est
en téléchargement gratuit sur son site et puis, juste pour le plaisir, le clip de la chanson éponyme de l’album.
La Superbe - Benjamin Biolay
envoyé par naiverecords. - Regardez la dernière sélection musicale.
Mercredi 9 septembre 2009
3
09
/09
/2009
19:04
Aujourd’hui, l’œuvre intégrale des Beatles est disponible en version remastérisée (tout un programme). Voilà un événement que certains semblent attendre depuis … 20 ans … au
moins !!! L’événement musical du siècle, celui qui va peut-être relancer le marché du CD est surtout un grand coup marketing.
C’est amusant mais mes parents ont vécu la beatlemania, certains de mes amis aussi (surtout les plus jeunes) mais j’ai
l’impression d’être complètement passée à côté de ce phénomène musical.
Je connais bien certaines de leurs chansons, j’apprécie « A hard Day’s night » et « Help » ou
« Yellow submarine », j’aime bien leur dégaine et leur coupe de cheveux (version bol, pas version hippie) … mais c’est tout … ou presque, car j’adore cette photo, prise à Londres où le
passage pour piétons d’Abbey Road est devenu un lieu de pèlerinage.
J’aime le contraste entre la popularité délirante du groupe en 69 et la banalité de cette traversée à grands pas, les
pieds nus de Paul McCartney, les costumes total look blanc, noir ou jean aux pattes d’eph improbables.
Voilà, c’était simplement la réflexion du jour.
Dimanche 16 août 2009
7
16
/08
/2009
22:00
Après la soirée manouche survitaminée de l’avant-veille, soirée latine jeudi soir. Le tempo a plutôt intérêt d’être
allègre car la fatigue de la semaine commence à se faire sentir. M-Chéri a fait un effort, il sera de la soirée.
de l’amadouer, nous choisissons un bon restaurant avant d’aller au concert. Il fait chaud, très chaud au premier étage de l’établissement mais la table est excellente et la vue sur la place de
Marciac magnifique … ouf, c’est un bon début. Nous traînons un peu à table, tant pis pour Biel Ballester, nous ne verrons que la fin de sa prestation, pas assez pour juger mais au vu des
applaudissements, ce devait être pas mal.
22H, je piaffe d’impatience, j’attends Roberto Fonseca. Un mélange d’excitation et d’appréhension, son dernier
concert était tellement fantastique que j’ai peur d’être déçue. Je me dévoue pour la place achetée à la dernière minute (bon, j’avoue un égoïsme certain, elle était beaucoup mieux placée que
les 7 autres et il me plait d’être seule pour savourer ce grand moment musical). On dit du pianiste, que c’est un des fleurons de la nouvelle génération de musiciens cubains … réputation
non usurpée !!!
Il monte sur scène, panama de cuir vissé sur la tête, la batteur s’échauffe, le percussionniste suit, les premières touches sont tapotées sur le piano, les premières notes s’échappent du
saxophone … le ton monte et instantanément la magie opère. Déjà les premiers applaudissements. Le concert sera un festival à lui tout seul. Fonseca ne quitte pas des yeux le
percussionniste, son ami d’enfance. Leur connivence est totale, on ne sait jamais si c’est parfaitement réglé ou improvisé mais quoi qu’il en soit, c’est magique. Le public ne s’y trompe pas. Un
mélange subtil d'énergie et de douceur aux inspirations Cubaine et Africaine. Devant 500 ou 5000 personnes, il dégage une aisance et un charisme tranquilles pour nous offrir avec son quintette
cette soirée généreuse et festive. Le public en redemande. Deux heures de concert, des rappels multiples … mais il faut laisser la place au suivant et non des moindres.
Yuri Buenaventura, chanteur de salsa colombien. J’ai eu la chance d'assister à un concert à Tempo Latino dans les arènes combles de Vic Fezensac … inoubliable. Il entame
celui ci par un petit mot aux jeunes de Marciac avec qui il a passé l’après midi leur souhaitant beaucoup de bonheur musical, c’est sa gentillesse qui transpire. Le concert commence mais il
est déjà très tard ou très tôt. Aucun doute, je retrouve la même présence scénique qu'à Vic. Son « Cita con luz » est moins rythmé salsa, plus balade mais c’est si agréable. Nous ne resterons
malheureusement pas jusqu’à la fin, il ne faut pas abuser de la patience de M-Chéri qui jure qu’on ne l’y reprendra plus … moi, j’ai hâte de connaître le programme
2010 !!!
Mercredi 12 août 2009
3
12
/08
/2009
22:00
Toute excitée que j’étais après les concerts de la veille, j’ai complètement zappé de vous parler de la première partie
du spectacle. Shame on me, le groupe Latches nous ayant offert une prestation époustouflante.
Ils sont quatre, même physique, même pantalon noir et chemise blanche. Aucun doute, ils sont manouches et ne peuvent pas le cacher. Rien à voir avec Thomas Dutronc, je les imagine d'ailleurs
assez mal cohabiter mais il faut prendre le bon côté des choses, le dandy est un certes un "gadjo", mais né de parents célèbres et sa popularité est une bonne publicité au Jazz
Manouche.
Mais revenons à Latches. Dès les premiers accords, le ton est donné, ils sont nés la guitare à la main c’est pas possible autrement !!! Ils mettent la barre
haut, très haut. C’est une débauche d’énergie, c’est enlevé et flamboyant. Les rappels sont multiples, la première partie déborde … et c’est tant mieux.
Z'en pensez quoi ?